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mercredi 10 juin 2009

Compte-rendu du procès du 9 juin - Pylône de Flamanville



Compte-rendu du procès des anti-nucléaires du mardi 9 juin 2009 à Cherbourg

Rappel : 4 militants comparaissaient pour avoir occupé un pylone d'une ligne Très-Haute-Tension à Flamanville dans la Manche le 14-15-16 avril 2007. Cette action était soutenue par le réseau Sortir du Nucléaire.

Ils étaient poursuivis pour avoir "désobéi" à une loi de 1906 qui interdit de monter dans un pylône.

Le procès s'est ouvert par l'exposé des faits par le juge. Il a rappelé le contexte politique de l'époque.
Le décret autorisant la construction du nouveau réacteur nucléaire EPR à Flamanville venait d'être signé par le gouvernement Villepin (11 avril), quelques jours avant le premier tour des élections présidentielles (22 avril).

Tout au long du procès, il a été rappelé par toutes les parties (même RTE) que les conditions de sécurité des activistes étaient réunies. En effet, contrairement à ce qu'avait demandé RTE, les militants n'étaient pas poursuivis pour "mise en danger de la vie d'autrui", le juge d'instruction ayant rejeté cette accusation.

Le débat s'est donc centré sur la justification de cette action.
La partie civile (RTE) souhaitait insister sur la necessité que de telles actions ne se reproduisent pas, citant par exemple un accident qui avait impliqué des adolescent qui étaient montés sur un pylone de ligne THT dans le département de la Loire. RTE, reconnaissant le serieux des militants et la justesse de leurs arguments, insistait sur l'argument "la loi c'est la loi". L'entreprise souhaitait voir condamnées les 4 personnes, et reclamait 11000 euros de dommage et interêt et 5000 euros de frais de justice.

La défense a fait témoigner Jean-Claude Bossard, maire de la commune de Le Chefresne, dans la Manche, qui s'oppose depuis le début du projet à l'EPR et à la THT. Il a insisté sur la légitimité d'une telle action de désobéissance civile, alors que les impacts des THT sur la santé sont au coeur des débats actuels. Le déni de démocratie est omniprésent dans la gestion des projets d'EPR et de THT.

La procureur, insistant sur la reconnaissance et la révendication des faits par les 4 activistes, a requis 400 euros d'amende chacun (dont 200 euros avec sursis).

L'avocat des militants, Me Benoist Busson, a articulé sa plaidoirie autour du contexte très anti-démocratique du nucléaire. Contrant les arguments de la partie civile et du parquet qui affirmaient qu'il y avait d'autres moyens pour la société civile de s'exprimer, Me Busson a rappelé les élements concrets prouvant l'opacité et les obstacles au débat démocratique autour de ces projets. Il a rappelé, entre autre, le témoignage de M Mathieu, président de la Commission particulière de débat publique sur l'EPR, qui, dans ses conclusions de 2006, affirmait que le débat public était attaqué de tous les cotés par des déclarations politiques montrant que la décision de construire l'EPR était déja prise avant le débat.

Concluant sa plaidoirie par l'invocation de valeures supèrieures (défense de la santé, de l'environnement, de la démocratie) à celle invoquées par RTE et le parquet (défense d'une loi de 1906 interdisant de grimper dans des pylônes), il a demandé la relaxe des prévenus.

Le verdict est mis en délibéré au mardi 30 juin.



dimanche 31 mai 2009

Procès le 09 Juin à Cherbourg, suite l'occupation de pylône THT à Flamanville le 17-04-07


Quatre militant-e-s du réseau Sortir du nucléaire sont convoquéEs au tribunal correctionnel de Cherbourg le mardi 9 juin 2009, à 14h.

Ils comparaîtront pour avoir occupé, en avril 2007, un pylône de ligne THT proche du chantier du réacteur nucléaire EPR sur la commune de Flamanville. L'objectif était de protester contre la publication du décret autorisant EDF à construire l'EPR, qui venait d'être signé en urgence juste avant l'élection présidentielle.

Cette action, déjà complètement légitime à l'époque, est d'autant plus justifiée aujourd'hui, alors que le chantier de l'EPR rencontre de nombreux problèmes techniques liés à la sûreté même du réacteur, entraînant au moins un an de retard sur le creusement du tunnel de rejets et un dépassement budgétaire d'environ un milliard d'euros.

Alors que l'Enquête Publique sur la THT Cotentin Maine démarre le 02 Juin, cette action est aujourd'hui d'autant plus légitime qu'elle met en avant la passage en force de l'état au mépris des populations et de leur santé.
Cette Enquête "d'inutilité Publique", est une étape de plus qui est franchit, elle représente un volet administratif à valider par RTE (Réseau de Transport d'Electricité) pour nous imposer son projet et ses compensations financières (RTE achèterait-il le silence ?) sans tenir compte de l'avis de la population et des revendications du collectif interrégionale STOP THT !

Afin de les soutenir, Rendez vous devant le tribunal correctionnel de Cherbourg, 15 rue des tribunaux, le mardi 09 Juin à 13h pour un rassemblement haut en couleurs.

Nous aurons également à soutenir les 17 militants de Greenpeace qui comparaissent le même jour, même heure et même endroit que les 4 occupants du pylône Très Haute Tension, pour l'occupation du chantier de L'EPR à Flamanville le 27 Avril 2007.

mercredi 11 février 2009

La justice s'intéresse à nouveau à des militants anti-EPR et anti-THT

Mise à jour janvier/février 2011 :
- le procès du 13 janvier 2011 à Rennes
- le verdict le 21 février




Huit de nos militants ont été convoqués durant la dernière semaine de janvier 2009 et le 11 février 2009, devant un juge d'instruction de Rennes pour une occupation de pylônes de ligne Très-Haute-Tension qui avait eu lieu en mai-juin 2007, dans la région de Fougères. Cette action avait été revendiquée au nom du Ganva (groupe d'actions non-violentes antinucléaires) mais elle avait aussi impliqué des militants associations locales. Même si il ne s'agit pas encore d'un renvoi devant un tribunal, sept militants ont été mis en examen et le dernier a été auditionné en tant que témoin assisté.

RTE (gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité) est à l'origine de cette insistance à poursuivre ces militants non-violents qui, par leur action spectaculaire, avaient voulu dénoncer justement le mépris et les mensonges de RTE au sujet des lignes THT. L'action visait aussi à pointer du doigt le déni de démocratie qui entoure la construction de l'EPR, réacteur nucléaire en chantier à Flamanville, cause de la construction de la nouvelle ligne THT Cotentin-Maine.

L'action, à l'époque, avait suscité une forte mobilisation des opposants à l'EPR et à la THT, allant même jusqu'à faire réagir plusieurs candidats aux élections législatives. Les militants avaient mis en lumière l'absence de démocratie qui permettait à ces deux projets de voir le jour. Localement ces constructions industrielles à but purement commercial, ont fait et font toujours l'unanimité contre elles, mobilisant de plus en plus d'élus locaux qui contestent l'autorité de l'état pour son manque de respect du principe de précaution.

Un an et demi après, cette action reste légitime. RTE a tout récemment été condamné à 400.000 euros de dommages et intérêts pour des agriculteurs de Corrèze. Auparavant, cette même entreprise qui s'acharne sur ces militants , avait été reconnue coupable pour avoir faussé des mesures d'expertises(juridictions administratives à Grenoble et Lyon).
De l'aveu même de certains politiques, RTE a une façon de travailler qui est déplorable, choquante, arrogante et méprisante.

On peut se demander s'il est bien nécessaire de poursuivre des citoyens qui, conscients des dangers que les politiques énergétiques actuelles font subir aux générations actuelles et futures, ont le seul tort d'avoir permis une médiatisation de nos revendications.

D'autres militants du groupe d'actions non-violentes antinucléaires (Ganva) sont passés devant le tribunal correctionnel de Caen, début janvier, pour une action de blocage de train de déchets nucléaires.

lundi 14 juillet 2008

Occupations pylônes THT


12 juillet, 13 juillet et 14 juillet 2008 : Une dizaine de militants du GANVA organise trois occupations successives de pylônes THT, en trois lieux différents le long du tracé de la future ligne THT desservant le site nucléaire de Flamanville, réclamant "un moratoire suspensif" sur le nouveau projet. D'abord à Cametours (Manche) le 12, date choisie pour coïncider avec la manifestation anti-nucléaire « Pour un monde sans nucléaire ». Ensuite le 13 à Beaulieu-sur-Oudon (Mayenne) sur le pylône choisi par RTE pour faire la jonction entre la ligne THT existante entre Domloup et La Quinte et celle en projet. Enfin, le 14 un pylône à Saint-Germain-en-Coglès (Ille-et-Vilaine) accompagnés par une trentaine de pique-niqueurs, déployant une banderole libellée "bleu, blanc, boum".











lundi 17 septembre 2007

Occupation du siége d'EDF à Rennes (35)


17 septembre 2007 : Une trentaines d'activistes du GANVA bloquent les accès au centre régional d'EDF à Rennes, y déploient des banderoles et occupent les lieux. Par cette action, ils entendent dénoncer la parodie de concertation menée par RTE - Réseau de transport de l’électricité, filiale d’EDF - au sujet du projet de ligne Très Haute Tension Cotentin/Maine. En effet plusieurs réunions regroupant les services de l’Etat, RTE, élus locaux et parlementaires se dérouleront à huis-clos dans la plus grande opacité.

mardi 29 mai 2007

Occupation pylône THT à Fougères

29 mai 2007 : 4 militants du GANVA occupent plusieurs jours le pylône THT n°92 à Romagné près de Fougères (Ille-et-Vilaine), pour revendiquer l'abrogation du décret autorisant Électricité de France à construire le réacteur EPR à Flamanville.

Le 1er juin, 2 autres personnes occupent le pylône n°98 à Saint-Germain en Cogles

Mise à jour : procès le 13 janvier 2011 :
http://ganva.blogspot.com/2010/12/rennes-jeudi-13-janvier-2011-proces-de.html
















samedi 14 avril 2007

Occupation pylône THT

14 avril 2007 : quatre militants du GANVA occupent un pylône THT proche de la centrale nucléaire de Flamanville, site où est prévu la construction du réacteur nucléaire EPR.
Il s'agit de protester contre la publication par un gouvernement en bout de course, 10 jours avant une échéance politique majeure (élection présidentielle), du décret autorisant EDF à construire l'EPR.
Il s'agit aussi, bien sûr, de protester contre le projet EPR et plus généralement contre l'industrie nucléaire qui ne règle aucun des graves problèmes auxquels nous sommes confrontés (réchauffement climatique, prix de l'énergie) et ne fait donc qu'ajouter ses propres tares : risques de catastrophe, déchets radioactifs, énorme facture nucléaire (démantèlement, déchets), prolifération vers l'arme atomique.